Présentation · Le mental
Le mental, et pourquoi il se dissout
La Clarification Relationnelle est une technologie de l'esprit. Elle repose sur une compréhension complète de ce qu'est le mental : de quoi il est fait, où il se loge, et comment il se défait.
De quoi le mental est fait
Une expérience arrive vers vous. Une parole dure, une perte, un regard, une scène que vous n'étiez pas prêt à vivre. Vous en vivez une partie, et vous résistez au reste. La part à laquelle vous avez résisté ne disparaît pas. Elle reste suspendue, en attente d'être vécue.
Le mental est l'ensemble de ces suspensions. Il contient des morceaux d'expérience arrêtés en chemin, et toutes les combinaisons qui se sont formées entre eux. Une peur s'accroche à une autre peur qui lui ressemble. Une conclusion tirée à sept ans gouverne encore une décision prise à quarante. Certaines de ces suspensions sont conscientes, la plupart ne le sont pas.
Le mental a l'air immense, ancien, indestructible. Il a pourtant une structure précise, et ce qui a une structure peut être compris, puis défait.
Trois niveaux, un seul mécanisme
Le mental ne se loge pas seulement dans les pensées. Partout où quelque chose n'a pas été vécu, senti, reçu ou mené jusqu'au bout, il reste un cycle inabouti, et ce cycle retient de l'énergie.
- Au niveau cognitif : les pensées qui tournent, les croyances, les identifications (« je suis quelqu'un qui… »), les scénarios qu'on rejoue.
- Au niveau émotionnel : une émotion est faite de sensations et de pensées. Les sentiments que personne n'a jamais reçus, les vieilles peurs, les colères jamais vécues jusqu'au bout reviennent parce qu'elles n'ont pas fini leur course.
- Au niveau corporel : les tensions, les gestes retenus, les réactions d'attaque, de défense ou de fuite qui ont été empêchées, tout ce qui n'a pas pu être senti sur le moment. Un traumatisme est un cycle de ce genre, resté inachevé dans le corps.
Pourquoi il se dissout dans les cycles
Penser au mental ne change rien au mental. Une idée sur une impression vient se poser à côté de l'impression, qui reste là. Des années de réflexion sur soi peuvent laisser intactes les mêmes réactions : elles ont ajouté des pensées, sans en retirer une seule.
Une suspension se défait au niveau où elle s'est formée. Elle s'est formée parce qu'une expérience n'a pas été vécue ni communiquée jusqu'au bout. Elle se défait quand elle l'est enfin : contemplée par la personne, communiquée à un autre être vivant, reçue et comprise par lui. Le cycle se boucle, et ce qui était retenu s'en va.
Il faut un autre : on ne se comprend pas seul. La séance de clarification organise cette rencontre avec précision, cycle après cycle.
À quoi on reconnaît un mental clarifié
- La personne peut tout regarder. Elle est prête à contempler n'importe quelle impression de son mental, y compris celles qu'elle évitait, sans en être affectée.
- Elle distingue. Ce qui se ressemblait se sépare : une situation présente n'est plus confondue avec une ancienne, ce qu'elle sait n'est plus confondu avec ce qu'elle croit.
- Elle n'a plus de position figée. Elle peut adopter n'importe quel point de vue, et le quitter.
Ce que libère la clarification
L'énergie qui était retenue redevient disponible
Chaque cycle inabouti mobilise de l'énergie pour rester en suspens. À mesure que les cycles se bouclent, cette énergie revient à la personne. Voici ce qu'elle en dit, le plus souvent.
La fatigue de fond diminue. L'énergie qui servait à tenir à distance revient à la vie.
Les situations bloquées se démêlent. Les choix redeviennent lisibles, et les décisions se prennent sans lutte intérieure.
Les mêmes scènes cessent de se rejouer. La personne réagit à ce qui se passe maintenant.
Ce qui n'avait jamais été dit l'est enfin, et le lien avec l'autre se rétablit.
Ce qui était figé se remet en mouvement, dans le travail comme dans la vie.
La personne dit ce qui est vrai pour elle, et assume ses choix.
Apprendre à conduire ce travail Le cycle de communication, pas à pas